Le Suzuki Swace, break hybride compact et familial, revient pour 2025 avec un léger restylage, une motorisation affinée et plus puissante. Fort d’une consommation ultra basse grâce à un système hybride éprouvé, il mise sur la sobriété et la modularité. Si au bout de 2 000 km on s’est rendu compte de ses quelques concessions, il révèle aussi de bonnes surprises. A commencer par celui d’être un des rares breaks hybrides disponibles dés 27 750 €.

Réalisée sur la base du Toyota Corolla Touring, le nouveau Suzuki Swace 2025 reste dans l’ombre de son modèle, mais réussit à se positionner comme une voiture pragmatique et efficace pour les familles voulant réduire leur impact. Avec son bloc hybride retouché et un restylage maîtrisé, il se positionne sur la voie d’une mobilité simple et polyvalente.

© David Lefevre

Présentation du Suzuki Swace 2025

S’inscrivant dans la continuité du partenariat étroit avec Toyota, le Suzuki Swace réaffirme son rôle d’offre alternative, sans esbroufe mais fiable. Avec une silhouette discrète et un gabarit compact, ce break de 4,65 mètres perpétue la recette d’un véhicule familial adapté aux usages quotidiens. Le marché exige aujourd’hui un compromis entre praticité et sobriété, un défi que le Swace aborde sans faire de vagues. Le restylage 2025 n’a pas bouleversé l’allure générale, mais affine quelques détails. Extérieurement, le Suzuki Swace fait preuve d’une certaine prudence en conservant un design fonctionnel sans extravagance ni agressivité, même si la proue domine avec une calandre redessinée, élargie et des entrées d’air remodelées qui renforcent sa personnalité.

Essai Suzuki Swace 2025  face trois quart
© David Lefevre

Les optiques à LED en deux parties et la signature lumineuse arrière équilibrée participent aussi à offrir un rendu moderne, mais on est loin des tendances actuelles avec bandeau et logo illuminés. L’encombrement général reste aussi raisonnable avec une largeur de 1,85 m et une hauteur abaissée à 1,57 m. L’empattement de 2,68 m promet une bonne habitabilité.

Essai Suzuki Swace vue arrière
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Habitabilité

À bord justement, l’habitacle souffle un peu le chaud et le froid. Le mobilier mêle plastique moussé et flatteur en partie haute, avec un joli design actuel. En partie basse nous serons moins laudateur avec beaucoup de plastique dur peu agréable au toucher. Les assemblages ne souffrent toutefois pas la critique et surtout on apprécie immédiatement l’ergonomie des commandes de climatisation qui se règlent un coup de molettes. Merci Suzuki de ne pas avoir céder à la mode du tout tactile. L’ensemble des commandes tombent bien en main, l’instrumentation numérique est bien positionnée, tout comme les commandes au volant, mais étrangement l’écran est légèrement décalé vers le passager, donnant l’impression qu’il faut un peu se pencher à droite pour le voir sans reflets.

Essai Suzuki Swace poste de conduite
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Ce break s’octroie un coffre généreux de 596 litres, évolutif à 1 232 litres avec banquette rabattue grâce à un plancher plat. Cela fait de lui un acteur suffisamment polyvalent dans le segment des breaks compacts familiaux pour qui le volume est un critère clé. Toutefois, son profil assez bas peut réduire la visibilité arrière et limiter le volume de chargement. Enfin, les places arrière sont correctes avec une accessibilité dans la moyenne même si il faut un peu s’abaisser pour rentrer et que l’on regrette, comme aux place avant, une assise un peu courte. La place centrale est à réserver au dépannage uniquement.

Essai Suzuki Swace coffre

Technologies

Si globalement les commandes tombent bien en main, la visibilité sur l’écran d’instrumentation de 12,3 pouces est toute aussi appréciable, mais la navigation dans les menus reste à la fois agaçante avec beaucoup de sous-menus et surtout laborieuse. En effet, il ne faut pas moins d’une dizaine de clics du pouce pour désactiver à la fois le maintient dans la voie et l’alerte de survitesse. Comme chez Toyota, il n’y a pas de touches de raccourcis qui permettent de se débarrasser rapidement de ces infantilisantes béquilles. C’est un peu dommage.

Essai Suzuki Swace 2025 instrumentataion
© David Lefevre

Pire, certaines aides à la conduite sont symbolisées par des pictogramme peu compréhensibles qui demanderont sans doute au béotien de se plonger dans le manuel d’utilisation. Toutefois, bonne nouvelle, le Swace, du moins dans notre configuration « Pack » d’essai, ne manque de rien en ce qui concerne les assistances et autres équipements de sécurité. Freinage d’urgence en marche avant et arrière, contrôle des angle mort, détection de somnolence, prévention des collisions Tout y est. On regrette en revanche la piètre qualité de la caméra de recul. Aussi, la conduite autonome de niveau 2 est de la partie avec adaptation de la vitesse et stop and go dans les embouteillages. Elle s’active en deux clics et se montre efficace dans les grandes courbes, même si on aurait aimé un peu moins d’à-coups dans la direction pour maintenir la voiture dans sa voie.

Essai Suzuki Swace 2025 poste de conduite

Ce tableau plutôt cohérent est malheureusement entaché par un système multimédia (écran tactile de 10,5 pouces) qui marque franchement le pas par rapport aux productions actuelles. Si la dalle de 8 pouces est relativement réactive, la navigation dans les menus n’appelle pas d’enthousiasme tant au niveau des graphismes datés que de l’agencement des menus. Et certains items restent incompréhensibles. Heureusement l’archaïsme de cette interface laisse place à Android Auto ou Apple CarPlay sans fil. Il est alors possible d’utiliser ses applications de navigation, sa musique ou de passer ses appels aussi simplement que sur son smartphone. On note aussi la présence de 2 ports USB-C à l’avant et un chargeur à induction.

Au volant du Suzuki Swace 2025

Au volant du Suzuki Swace, l’évolution technique du bloc hybride se fait immédiatement sentir. Le 1.8 litres essence atmosphérique à cycle Atkinson, épaulé désormais par un moteur électrique portée à 43 ch (contre 25 ch auparavant), développe ensemble 140 ch contre 122 ch sur la version précédente. Ce gain se traduit par des démarrages et des reprises plus franches qu’auparavant, rendant le Swace mieux armée pour les changements de rythme en circulation dense ou lors de dépassements. Si le système hybride frôle toujours l’exercice optimal en zone urbaine, la gestion revisée permet des phases zéro émission plus longues et fréquentes, offrant au passage un très bon agrément dans les bouchons et à faible allure. D’ailleurs notez que selon le tableau de bord, après plus de 2 000 km parcourus, nous avons relevé un tiers de roulage en électrique.

Essai Suzuki Swace 2025sur la route
© David Lefevre

La transmission CVT à train épicycloïdal, signature du groupe Toyota, reste un modèle de douceur quand il s’agit d’enchaîner ville et routes secondaires. L’effet “patinage” reste perceptible lors des fortes sollicitations, en particulier en côte ou lors de relances appuyées, mais l’augmentation du couple électrique limite la nécessité de faire hurler le moteur thermique : les élévations de régime existent, mais sont moins fréquentes et mieux contrôlées que sur l’ancienne version. Sur route rapide, le Swace se révèle équilibré, avec un train avant qui inspire confiance. Il faut toutefois passer en mode Sport pour avoir un meilleur répondant à la pédale et une direction un peu plus ferme et plus précise. Le confort global s’appuie, point essentiel, sur la monte de jantes 16 pouces et des pneus à flancs généreux : un choix technique qui favorise l’amortissement et le filtrage, là où nombre de rivales sacrifient trop leur confort au profit du style avec des jantes plus généreuses.

Essai Suzuki Swace 2025 sur la route
© David Lefevre

L’équilibre général du châssis s’apprécie également sur petites routes, où la familiale japonaise digère les enchaînements de virages sans roulis excessif ni gesticulation du train arrière. Les commandes, légères et bien calibrées, rendent les manœuvres urbaines aisées et l’auto est tolérante même face aux approximations. Sur autoroute, l’essieu arrière bien tenu et l’assiette stable rendent les longs trajets sereins, sans prise de roulis désagréable. Le freinage en revanche est honnête mais manque de mordant sur les phases appuyées.

Essai Suzuki Swace 2025 sur la route

Consommation du Suzuki Swace 2025 : sobriété exemplaire

Le point fort du Suzuki Swace demeure son appétit très contenu. Sur plus de 2 200 km parcourus, ce sont 5,6 litres aux 100 km qui ont été relevés en consommation moyenne, un chiffre remarquable au regard des dimensions et du poids du véhicule. Et c’est encore mieux si on regarde uniquement la conso en ville et sur route : il est facile de tourner autour des 4,5 l/100 km dans ces conditions et sans effort d’éco-conduite particulier. Cette tenue d’économie est non seulement un atout majeur mais laisse en plus le Swace quasiment sans concurrence (si ce n’est celle de son clone Toyota Corolla) sur ce rapport prestation / encombrement / consommation.

Essai Suzuki Swace 2025 consommation

Prix du Suzuki Swace 2025

Côté tarifs, le Suzuki Swace démarre à 27 750 € après remise en finition Privilège, nettement plus accessible que le Toyota Corolla break équivalente qui démarre à 31 850 €. La finition supérieure du Swace Pack démarre à 30 250 € avec une dotation plus étoffée.

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Journaliste auto et moto, fan de carbus et de turbo mais déguste avec plaisir les innovations et le couple camionesque des électriques actuelles. Regarde devant sans faire table-rase du passé.
essai-suzuki-swace-2-000-km-au-volant-de-larme-economique-anti-suvIl y a peu de chance pour que le Suzuki Swace déclenche un achat passionnel. Son look est relativement classique en dépit des efforts du restylage, la silouhette break est passée de mode et l'interface multimédia est une des moins intuitives du marché. Néanmoins le Swace a bien d'autres atouts dans sa manche : son habitabilité est honorable, son équipement suffisamment riche et surtout il offre un agrément de conduite simple, confortable et efficace sur tout type de route. Pour ne rien gâcher non seulement sa consommation est particulièrement contenue, même chargé, mais en plus il s'affiche à un tarif raisonnable ce qui est un cas rare en ces temps d'inflationistes. Clairement le Suzuki Swace est un achat rationnel et malin.

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