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    [Humeur] – Quand les écologistes s’engraissent sur le dos des circuits

    L’ethnocentrisme, cette attitude de pensée, nous dit Lévi-Strauss, au nom de laquelle on rejette les sauvages (ou tous ceux qu’on choisit de considérer comme tels) hors de l’humanité, est justement l’attitude la plus marquante, la plus distinctive de ces sauvages mêmes.

    Les écolos, rois de l’ethnocentrisme

    L’ethnocentrisme est ce biais de pensée qui consiste à juger les autres selon son propre système de référence de valeurs et de normes. Ce biais là, les écolos en sont non seulement les champions mais en plus de ça ils finissent même par gagner de l’argent avec.

    Là ou l’écologiste s’installe, tout ce qui contrecarre sa vision du monde et sa propre quiétude trépasse.

    Quitte même à se couvrir de ridicule :

    Alors qu’il pense faire le buzz en filmant une Porsche qui ne fait qu’accélérer normalement ce cycliste délateur se fait copieusement houspiller dans les commentaires.

    Quitte à faire taire les rires, les joies, les éclats de voix. Pour les écologistes, rien de plus normal que de bâillonner les fêtards, boucher les pots d’échappement avec du scotch et faire fermer les circuits, quitte à ce que les employés de ces derniers se retrouvent au chômage.

    La recette lucrative

    Mais peut-être ont-ils raison? Après tout, n’ont-il pas trouvé la bonne méthode pour faire des plus-values très lucrative sur leur bien immobilier : ils achètent à bas coût leurs appartements ou leur maison en bord de circuit, arguant que celui-ci est source de nuisances (sonores, olfactive, visuelle, etc), puis envoient des courriers délateurs, portent plainte, participent aux conseils municipaux et font pression sur les élus (quand il ne finissent pas eux-même par accéder au pouvoir) et finissent par faire fermer les circuits à côté de leur lieu de résidence. Circuits qui évidemment étaient là bien avant eux et drainent des milliers de spectateurs et engendre une activité économique et culturelle.

    Résultat de l’opération : des milliers d’euros gagnés à la revente du bien qu’ils ont acquis à vil prix aux abords du circuits.

    Ces mêmes circuits qui ont été construits à la base loin des villes et qui se sont vus peu à peu encerclés par les nouveaux programmes immobiliers.

    Albi, Monthléry, Le Mans… les circuits dans la tourmente

    Le Circuit d’Albi fait actuellement face à des difficultés en raison des plaintes fréquentes émanant d’associations de résidents. Ces plaintes remettent en question l’existence d’un lieu qui était déjà établi bien avant leur arrivée, et elles semblent progresser dans leur démarche. Ces mêmes plaintifs ont profité de terrains moins coûteux à proximité du circuit pour ensuite chercher à résoudre ce qu’il considère comme un problème et éventuellement vendent leur propriété avec un bénéfice substantiel.

    Un circuit fait toujours du bruit, que soit en 1960 ou en 2023. Qui a autorisé une urbanisation aussi proche du circuit ? À quel prix les terrains ont-il été vendus ? À qui cela profite ?

    Même constat au niveau du circuit de Monthléry. L’autodrome historique de Linas-Monthlery, premier autodrome d’Europe fondé en 1924, est actuellement en danger, symptôme de la diabolisation des sports mécaniques : En 2020, 304 logements sont construits en bordure immédiate de l’autodrome. Une pure aberration.

    Du côté du Mans, les élus écologistes font pression pour que l’Automobile Club de l’Ouest (ACO) qui gère le circuit restreigne au maximum l’utilisation de la piste des 24H du Mans.

    Le circuit du Mans en danger ?

    Lors du dernier conseil municipal de Septembre 2023 du Mans, les élus ont discuté des nuisances sonores dans la région. Les nouvelles « cartes de bruit » ont été approuvées pour évaluer les émissions sonores dans les villes de plus de 100 000 habitants, et la société Venathec a été chargée de déterminer les sources de bruit au Mans et ses environs. Les principales émissions sonores sont évidemment liées au trafic routier, notamment les autoroutes autour de la ville et la rocade, ainsi que la ligne de chemin de fer. L’aéroport de Le Mans – Arnage est également une source de bruit.

    Cependant, le circuit des 24 Heures du Mans ne figure pas sur ces cartes, ce qui a suscité l’indignation parmi les élus écolos et certains riverains. Ces derniers ont signalé une augmentation importante des nuisances sonores, en particulier lors de grands rassemblements comme les 24 Heures Motos, où des comportements de spectateurs, tels que les « burns » ou les « rupteurs » sont courants mais ont toujours été là. Un évènement qui se produit une fois dans l’année, depuis 1978.

    Savoir si ces comportements sont malins, intelligents ou non n’est finalement même pas la question. Il font parti d’un folklore qui désormais existe de puis plus de 100 ans et qui fait parti d’un patrimoine, d’une histoire, d’une culture. Qu’on l’aime ou pas, qu’on y adhère ou pas, là n’est pas la question encore une fois. Cette histoire pré-existe l’installation de ces riverains, et… comme par hasard une fois ceux-ci installés, elle devient dérangeante ? Un peu facile.

    Le maire du Mans a indiqué que l’ACO avait été saisie à ce sujet. Malgré ces problèmes ponctuels, le circuit des 24 Heures du Mans reste un élément clé de l’attractivité de la ville, mais pour les élus écolos ce n’est pas assez et l’utilisation quotidienne, est perçu comme une nuisance. Des capteurs de sons ont été installés autour du circuit pour mesurer les émissions sonores au quotidien, et un bureau d’études, Azimut Monitoring, collecte des données chaque année. Le rapport montre que, dans l’ensemble, l’ACO respecte les réglementations en matière de bruit.

    Le cas du circuit de cross d’Haudricourt

    Depuis trois semaines, le circuit de moto-cross d’Haudricourt, situé dans le pays de Bray en Seine-Maritime, a été contraint de cesser ses activités en raison d’un arrêté préfectoral. Cette décision a été prise suite à des plaintes d’un résident voisin concernant les nuisances sonores générées par le circuit. Le circuit, qui existe depuis 40 ans sur ce site, doit désormais entreprendre des travaux d’aménagement afin de pouvoir rouvrir ses portes.

    Le club amateur se trouve donc dans l’obligation de rassembler 7 000 euros pour construire un mur en terre afin de limiter la propagation du bruit vers la résidence voisine. Il est important de noter que le résident en question a choisi de s’installer à proximité du terrain de cross de sa propre volonté !

    L’ethnocentrisme est au groupe ce que l’égocentrisme est à l’individu : la tendance naturelle à se considérer comme le centre de toutes choses… Dans le cas qui nous occupe ici il nous amène à nous demandé si finalement les riverains qui viennent s’installer à des prix attractifs aux abords des circuits n’ont finalement pas trouver un filon lucratif sous couvert « d’écologie ».

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