La Renault 5 électrique revoit déjà sa gamme alors que la concurrence s’intensifie. Le changement le plus important concerne la Five à 24 990 € : jusqu’ici privée de recharge rapide, elle adopte désormais une batterie LFP de 36,5 kWh, un moteur de 110 ch et une puissance de charge de 80 kW en courant continu. Les autres R5 électrique gagnent également quelques kilomètres d’autonomie.
La Renault 5 n’a pas attendu de vieillir pour évoluer. Bien installée parmi les électriques les plus vendues en France et soutenue par le leasing social, la petite Renault voit désormais arriver des concurrentes capables de l’attaquer précisément là où elle était la plus vulnérable. La future Volkswagen ID.Polo, mais aussi les citadines chinoises attendues dans les prochaines années comme la MG2, obligent Renault à resserrer les rangs. Et plutôt que de bouleverser sa R5 E-Tech, le constructeur commence par corriger certaines faiblesses pointées du doigts.

La Renault 5 électrique à 24 990 € gagne enfin la recharge rapide
C’était l’une des particularités les plus difficiles à défendre sur la R5 Five. La version d’accès ne pouvait jusqu’à présent pas recevoir de charge rapide courant continu sur un superchargeur, cantonnant davantage cette déclinaison aux déplacements autour du domicile et aux recharges lentes à la maison. Pour une électrique moderne, cette limitation devenait d’autant plus agaçante que les nouvelles concurrentes ne font pas nécessairement la même économie.
Renault change donc sensiblement la fiche technique de sa Five. Le modèle à 24 990 € reçoit désormais un moteur électrique de 110 ch, associé à une nouvelle batterie LFP de 36,5 kWh. Cette chimie lithium-fer-phosphate est notamment intéressante pour les modèles abordables puisqu’elle permet de se passer de certains matériaux plus coûteux employés dans d’autres types de cellules. L’autonomie annoncée atteint 305 km sur le cycle WLTP.

Surtout, cette batterie peut maintenant être alimentée sur une borne rapide en courant continu avec une puissance maximale de 80 kW. La R5 la moins chère ne devient évidemment pas pour autant une grande routière : sa capacité de batterie demeure modeste et 80 kW restent éloignés des puissances atteintes par les électriques destinées aux longs parcours. Mais la possibilité de récupérer de l’énergie sur le réseau rapide élargit un peu son champ d’utilisation. Et n’est ce pas pour ainsi dire le propre d’une voiture que de proposer une certaine liberté de déplacement ? Ainsi, un trajet occasionnel dépassant son autonomie n’impose plus de dépendre uniquement d’une recharge en courant alternatif.
Ce repositionnement intervient alors que la Volkswagen ID.Polo doit elle aussi proposer une version à moins de 25 000 €. Pour Renault, laisser sa R5 d’entrée de gamme sans recharge DC aurait donc constitué un handicap de plus en plus difficile à justifier face aux prochaines citadines électriques.
Jusqu’à 430 km : les autres Renault 5 électriques gagnent aussi en autonomie
Les évolutions ne concernent pas uniquement la Five. Renault a travaillé sur plusieurs éléments aérodynamiques, notamment les rétroviseurs et les soubassements, ainsi que sur l’électronique de puissance. Il ne s’agit donc pas d’installer des batteries plus volumineuses, mais de réduire légèrement la quantité d’énergie nécessaire pour parcourir une même distance.

Avec sa batterie de 40 kWh, la R5 atteint désormais 315 km WLTP, soit trois kilomètres supplémentaires. Le progrès est un peu plus sensible avec la batterie de 52 kWh, puisque l’autonomie passe à 430 km, soit 20 km de mieux qu’auparavant. Les autres configurations conservent des puissances de 120 et 150 ch selon les versions.
Ces vingt kilomètres supplémentaires ne transforment pas fondamentalement l’usage de la voiture, mais ils ont leur importance dans un segment où les fiches techniques sont des terrains de confrontation commerciale. La future ID.Polo annonce notamment jusqu’à 450 km WLTP dans sa configuration la plus endurante. L’écart avec la Renault se réduit ainsi à une vingtaine de kilomètres sur le papier, même si seules des mesures réalisées dans des conditions comparables permettront évidemment d’établir leur différence réelle sur route.
La gamme reste assez étendue. Au-dessus de la Five à 24 990 €, l’Evolution 120 ch débute à 28 490 €, tandis que la version 150 ch associée à l’autonomie Confort réclame 31 990 €. La finition Techno coûte respectivement 30 490 € en 120 ch et 33 990 € en 150 ch. L’Iconic 150 ch atteint 35 490 €, avant la Roland Garros affichée à 36 490 €.

Renault ajuste aussi l’équipement avant l’arrivée de ses nouvelles rivales
Cette mise à jour permet enfin à Renault de faire évoluer quelques détails moins déterminants. Deux nouvelles teintes rejoignent le catalogue, Rouge Flamme et Gris Schiste, tandis que la finition Techno peut recevoir en option des jantes à finition dorée. Une évocation lointaine des roues emblématiques de la Clio Williams, même si le traitement retenu sur la R5 se montre nettement moins démonstratif.
Dans l’habitacle, le smartphone peut désormais profiter d’un chargeur à induction ventilé, destiné notamment à limiter son échauffement pendant la recharge. Un nouveau programme Smart fait également son apparition : la voiture choisit automatiquement entre les modes Eco, Confort et Sport en fonction de la conduite. À l’inverse, le bouton physique Multi-Sense disparaît du volant et sa fonction migre vers l’écran central, un choix qui ne séduira pas nécessairement les conducteurs attachés aux commandes physiques.

Prix de la Renault 5 électriques 2026
| Version | Prix |
|---|---|
| Five 110 ch | 24 990 € |
| Evolution 120 ch autonomie urbaine | 28 490 € |
| Evolution 150 ch autonomie confort | 31 990 € |
| Techno 120 ch autonomie urbaine | 30 490 € |
| Techno 150 ch autonomie confort | 33 990 € |
| Iconic 150 ch autonomie confort | 35 490 € |
| Roland Garros 150 ch autonomie confort | 36 490 € |

